L’open data du quotidien : Google Maps,  Pokémon GO, Yuka

Dernière mise à jour : 15/06/2021

Imaginons que je vous invite chez moi : 54 rue Du fun, 97400 Saint-Denis, La Réunion. Quel outil utiliseriez-vous pour localiser mon habitation ? Sûrement un outil GPS tel que Google Maps ou encore Waze. Mais savez-vous ce qui se cache derrière une application comme Google Maps ?

Dans cet article nous nous pencherons sur le moteur de ces outils du quotidien : l’open data. Nous verrons ce qu’est l’open data et comment il s’utilise dans trois exemples que sont : Google Maps, Pokémon GO et Yuka. Pour conclure, en fin d’article vous retrouverez l’exemple d’un Powerslide utilisant des données issues de l’open data.

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Qu’est-ce que l’open data?


Nous avons déjà consacré un article de blog à l’open data et ses fonctionnalités, nous résumerons donc rapidement la définition de l’open data dans cet article.

L’open data ou en français les données ouvertes sont des données publiques, libres de droit donc téléchargeables et dont l’utilisation est autorisée et gratuite. L’open data c’estla disponibilité, la réutilisation et la distribution, et la participation universelle, favorisant ainsi la transparence et l’innovation. La loi pour une République numérique de 2016, obligeant l’ouverture des données publiques a permis notamment l’amélioration du processus démocratique, une meilleure efficacité des actions publiques et une innovation décuplée.



Vous pourrez également retrouver des Powerslide dont les jeux de données proviennent de l’open data pour mieux comprendre et intégrer ce que l’on peut faire avec des données ouvertes.

Ainsi, les bienfaits de l’open data sont nombreux et ont permis de mettre en œuvre des applications utiles au quotidien. C’est ce que nous verrons ci-dessous avec trois exemples:Google Maps, Pokémon GO et Yuka


Google Maps


Google Maps, c’est quoi ?

Google Maps, est un service de cartographie qui permet de visualiser à plusieurs échelles la cartographie du monde. Ce service permet de rechercher des lieux et de connaitre des informations à leur propos, de trouver des itinéraires, d’afficher des informations sur le trafic, de connaitre sa position…

Monstre de la géolocalisation, Google Maps avait déjà 1 milliard d’utilisateurs mensuels actifs en 2018.


Google Maps et l’open data

Conçu à partir de sources publiques et privées, Google Maps encourage ses utilisateurs à compléter les informations (adresses, lieux…) ou changer les erreurs (routes manquantes, fermées…). Collaboratif, Google Maps utilise également l’open data pour améliorer son service.

Ainsi, Google Maps utilise les données publiques pour enrichir son modèle économique. Les tracés, ou encore les horaires des transports publics proviennent de sources de données d’open data, très souvent de collectivités. De même, le fond de carte de Google Maps est très souvent réutilisé pour d’autres applications à visée géographique. En effet, l’API de Google Maps a été rendue publique en 2005.

A quelques exemples près comme lorsque Google Maps a publié des données pour montrer comment des mesures de confinement ou de télétravail impactent la courbe de l’évolution de l’épidémie de Covid-19, Google Maps reste une plateforme aux données fermées, vu que l’utilisation de ses données est soumise à des licences payantes (API payante à partir d’un certain nombre de requête par jour.)


A contrario, une solution 100% open data est Open Street MapCette application, le wikipédia de la cartographie, est une carte collaborative et ouverte du monde. Elle se base sur les données collectées des utilisateurs et est donc participative, ouverte et mondiale. Les données récoltées sont disponibles pour tous et utilisables par tous. Retrouvez ici un comparatif de Google Maps et Open Street Map.


Pokémon GO

Pokémon GO c’est quoi ?

Pokémon go est un jeu mobile créé par Niantic utilisant la réalité augmentée. Le jeu Pokémon GO met en avant le personnage principal, l’utilisateur du jeu, cherchant à attraper des Pokémon sauvages, récupérer des items ou encore combattre dans des « arènes ». Le jeu utilisant la géolocalisation du joueur, ce dernier doit se déplacer pour déplacer son avatar et peut ainsi vivre l’expérience d’un dresseur de Pokémon près de chez lui.

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Source: Igen


Le jeu Pokémon GO fait partie de la franchise Pokémon, créée en 1996 et qui regroupe des jeux vidéo, animés, manga et cartes à collectionner.

Pokémon GO, déjà un phénomène à sa sortie en 2016 a engrangé près de 894 millions de dollars soit 62 millions de plus que l'année de son lancement. Et soit près de 1 milliard de téléchargements !


Pokémon GO et l’open data

Aujourd’hui, lorsque vous utilisez Pokémon GO ou n’importe laquelle des autres applications de Niantic, chaque mouvement est documenté et stocké – jusqu’à 13 fois par minute, selon les résultats d’une enquête Kotaku. Les données cartographiques, d’abord proposées par Google ont été remplacées en 2017 par la cartographie collaborative d’Open Street Map. Changement qui apporte également à Open Street Map une nouvelle source de contributeurs.

Ainsi, l’open data permet aux utilisateurs de Pokémon GO et d’Open Street Map d’avoir un outil constamment amélioré pour les usages du quotidien. D’ailleurs, Niantic a lancé une fonctionnalité demandant à ses joueurs de filmer l’environnement autour d’eux pour créer collaborativement une carte 3D du monde. Pokémon GO a été également l’origine de la création de plusieurs cartes ouvertes et libres de droit, recensant l’emplacement des Pokémon, PokéStops… Collaboratif, ces outils basés sur Google Maps montrent une fois de plus l’utilité que peut avoir l’open data au quotidien, que ce soit pour le divertissement ou autre.


Mais il faut se rappeler que très souvent « si c’est gratuit, c’est vous le produit ». Et en effet, Pokémon GO, jeu gratuit récolte beaucoup de données sur l’utilisateur. Avant la mise à jour 1.0.1 cela consistait en la géolocalisation, e-mail, contacts enregistrés dans l’appareil, date de naissance, la dernière page web visitée avant de jouer, système d’exploitation de l’appareil… Il est donc légitime de se demander ce que fait Niantic de toutes ces données. Après la mise à jour 1.0.1 les données personnelles ont été beaucoup moins récoltées.

Levant cependant la question de la protection des données personnelles, point beaucoup trop long et complexe pour être résumé en un paragraphe, nous pouvons seulement affirmer qu’en Europe le RGPD et les lois en matière de protection des données personnelles sont plus strictes qu’aux Etats-Unis


Yuka

Yuka, c’est quoi ?

Yuka, l’application mobile qui scanne vos aliments, donne une note à chaque aliment en fonction de ses qualités et défauts nutritionnels. Lorsqu’un produit a une mauvaise note, l’application propose des produits similaires ayant de meilleures notes.

L’application, créée en 2017, est téléchargée 13,5 millions de fois en 2019. Yuka évalue près de 800 000 produits et permet d’aider les consommateurs à faire le bon choix, en redirigeant l’utilisateur vers des produits de meilleure composition.




Yuka et l’open data

Au départ conçu à partir d’Open Food Facts, Yuka se basait sur ces données ouvertes répertoriant les produits alimentaires du monde entier. Cette base de données libre, ouverte et gratuite est issue de la collaboration de ses utilisateurs. Open Food Facts répertorie les composants des produits.

Ainsi, grâce à l’open data les utilisateurs de Yuka étaient en mesure de comparer les produits, et d’avoir un produit noté de 0 à 100, avec un score de 75 à 100 considéré comme excellent, de 50 à 74 comme bon, de 25 à 49 comme médiocre et en dessous de 25 comme mauvais.


Mais l’open data a ses limites. En 2018, Yuka décide d’avoir une plus grande emprise sur les données qu’elle utilise afin de contrôler et vérifier les contributions. Ainsi, elle devient propriétaire de sa propre base de données. Continuant à fournir les données récoltées à Open Food Facts, Yuka est devenu son contributeur numéro 1.

Yuka n’est donc plus totalement open data. En effet, outre le fait qu’elle a privatisé ses données pour un meilleur contrôle, elle a également en 2019 lancé une version premium payante permettant de rechercher des produits sans codes-barres, de scanner des produits sans connexion internet…


La solution 100% open data similaire à Yuka reste donc Open Food Facts qui continue, à la façon de Wikipédia, de compter sur ses utilisateurs pour alimenter la base de données.

Tous deux restent des outils qui ont considérablement changé le mode de consommation des Français. Ce genre d’applications a permis une réelle prise de conscience de l’importance d’une bonne alimentation. Sur une étude de plus de 220 000 personnes utilisant Yuka, 92% affirment reposer un produit mal noté.



Powerslide et l’open data

Pour continuer avec l’open data et ses bénéfices, vous pouvez retrouver ci-dessous un Powerslide interactif sur les énergies en France et comment notre production et consommation d’énergie impacte la transition écologique.


Comme vous pouvez le voir, Powerslide est une solution qui met en avant vos données, qu’elles soient issues de l’open data ou non. Ces données importées via différents connecteurs (Excel, CSV, API, MySQL, Zapier, Oracle, ClickHouse, Google Sheet …) sont fréquemment mises à jour. Vous pouvez ainsi créer des tableaux de bord, reportings, présentations designs et interactifs.

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Pour conclure,

Les services de notre quotidien utilisent l’open data, il est donc intéressant de savoir ce qu’il en ressort et les portées de ce type de partage. Le pouvoir des données ouvertes est dans son partage et sa réutilisation. Il faut cependant rester conscient des problématiques et débats que l’utilisation de telles données soulèvent, surtout en termes de protection des données personnelles. Restez donc au fait de l’actualité open data sur notre blog.